La graine d'anis est déjà connue et utilisée pour ses vertus. Pline le Naturaliste dans son livre XX dit: "l'anis vert se trouve aux nombres des quelques plantes louées par Pythagore; il se prend dans du vin contre les piqûres de scorpions, cru ou bouilli. Frais ou sec, il est recherché dans tous les assaisonnements, dans toutes les sauces. On en saupoudre la croûte du pain, on le met aussi dans les chausse à filtrer le vin, avec des amandes amères, il lui donne de l'agrément. Il rend l'haleine plus douce et ôte les mauvaises odeurs de la bouche... Il rend le visage plus jeune. Mis sous l'oreiller de façon à le respirer en dormant,il chasse les mauvais songes. Il donne de l'appétit. Il est excellent carminatif, aussi remédie-t-il aux gonflements d'estomac. Il arrête le hoquet, et les feuilles bouillies font passer les indigestions. Il est diurétique, calme la soif, il est aphrodisiaque avec le vin et il provoque une douce sueur..."
Une autre thèse prétend que la rencontre du sucre et l'anis se serait faite sur la fin du premier millénaire. En 878, la nouvelle abbatiale, construite sur le site de l'église primitive, est consacrée par le pape Jean VIII. À cette occasion les "moines bénédictins lui offre huit livres d'anis", selon la tradition. Tout cela repose sur la tradition orale, les manuscrits attestant de certains faits sont aujourd'hui malheureusement disparus.



